Les autorités sanitaires françaises ont annoncé, le 3 juillet, un bilan alarmant concernant la canicule ayant frappé le pays à la fin du mois de juin. Le nombre de décès dus à cet épisode caniculaire a plus que doublé en l’espace d’une semaine, atteignant désormais 2 025 selon un rapport de BBC, ce qui représente une augmentation de près de 30 % par rapport à la semaine précédente. Cette tragédie a principalement touché les personnes âgées de 45 ans et plus, particulièrement celles vivant à domicile. En Île-de-France et dans les Pays de la Loire, cette hausse des décès atteint même 62 %, rapportait le quotidien Público.
Une situation “insupportable”
Les premières estimations, communiquées par les autorités sanitaires le 28 juin, évoquaient près de 1 000 décès supplémentaires. Ce chiffre, qui a plus que doublé, ne prenait en compte que trois des journées les plus chaudes de la période, comme l’a souligné The Guardian. Toutefois, Santé publique France précise que les chiffres restent sous-estimés, suggérant que la mortalité réelle pourrait être plus élevée.
Ce que la presse internationale qualifie de vague de chaleur "historique" a rendu la situation particulièrement difficile dans de nombreux foyers. Le pic de cette canicule a été enregistré le 24 juin, avec des températures atteignant en moyenne 30 °C sur le territoire et frôlant les 41 °C à Paris, selon Le Guardian.
En réaction à cette tragédie, les écologistes ont déposé une motion de censure contre le gouvernement français, laquelle vise à mettre en lumière ce qu'ils considèrent comme une gestion défaillante de la canicule. Ils critiquent l’exécutif pour avoir "aggravé les vulnérabilités du pays" en coupant dans les budgets d’adaptation, en affaiblissant les services publics et en poursuivant des politiques d’aménagement incompatible avec la réalité du changement climatique, rapportait Público.
La motion sera examinée ce lundi à l’Assemblée nationale, mais elle semble vouée à l’échec. Ni le Parti socialiste, divisé sur la question, ni le Rassemblement national, qui préfère ne pas "rendre service" aux écologistes, ne devraient soutenir cette initiative.







