Des milliers de personnes se sont réunies à Narbonne (Aude) le dimanche 5 juillet pour rendre hommage à Louis, un adolescent de 17 ans, victime d'une agression mortelle fin juin. La marche, qui a rassemblé des figures politiques comme Éric Zemmour et Marion Maréchal-Le Pen, a également vu la participation d'environ 400 identitaires. La mère de Louis a exprimé des demandes fermes pour un renforcement des peines en matière de justice pénale.
La majorité des participants étaient vêtus de blanc, selon un estimation de la police qui a évoqué la présence de 4 500 manifestants. Le cortège a parcouru la distance entre l’hôtel de ville et le lieu où Louis a été laissé par ses agresseurs, avant de succomber à ses blessures à l'hôpital, trois jours plus tard.
Au sein de la foule, des chants comme « La racaille en prison, ni oubli ni pardon » et « Français, défends-toi, tu es ici chez toi » résonnaient, accompagnés de nombreux drapeaux tricolores. La participation des identitaires semblait plus importante que lors d'un rassemblement antérieur, auquel la famille avait choisi de ne pas participer afin d'éviter toute récupération politique.
« Peine de mort ! Peine de mort ! »
« Je ne veux plus entendre parler d’excuses de minorité. (…) Mon fils avait une vie à construire, un avenir à créer. Il est inadmissible que ses agresseurs ne purgent que huit ou dix ans, voire moins », a déclaré la mère de Louis, qui a préféré rester anonyme, face à la foule en émotion.
Des résultats ont déjà été observés : cinq jeunes, dont trois mineurs âgés de 16 à 19 ans, ont été mis en examen pour tentative d’assassinat et placés en détention provisoire.
« Je me battrai pour qu’ils soient tous condamnés à trente ans minimum. Nous allons redonner tout son sens au mot perpétuité, et je le ferai pour toi, mon fils », a-t-elle ajouté, sous les applaudissements enthousiastes de la foule.
Tout au long de la marche, les participants ont exprimé leurs frustrations en appelant à un rétablissement de la peine capitale, scandant « Peine de mort ! Peine de mort ! » en signe de protestation.
Moins de 24 heures avant, environ 500 personnes avaient aussi manifesté à Carcassonne, suite à un appel de Nicolas Hervé, le père de Louis, lors d’un hommage moins politisé.







