Le premier cas d'Ebola signalé sur le sol français est désormais "guéri" et a quitté l'hôpital, comme l'a confirmé samedi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dans un communiqué relayé par l'AFP.
Ce médecin humanitaire, arrivé de la République Démocratique du Congo (RDC) le 23 juin, un pays actuellement frappé par une grave épidémie, "a quitté aujourd'hui l'établissement de santé où il était soigné", a précisé la ministre, responsable des questions sanitaires.
Après avoir subi deux tests PCR concluant négatifs, le patient est déclaré guéri et a pu regagner son domicile en toute sécurité.
Cet homme, qui travaillait pour l'ONG Alima, avait voyagé sur un vol depuis Kinshasa sans présenter de symptômes significatifs, à l'exception de légers maux de tête, mais son état s'était détérioré légèrement au cours du trajet.
Isolé dès son arrivée à l'aéroport parisien, il avait été transporté rapidement à l'hôpital pour une prise en charge en "isolement".
Restez très peu symptomatique, il a bénéficié d'un suivi médical rigoureux, respectant les protocoles sanitaires en vigueur. La ministre a par ailleurs souligné les forces de notre système de vigilance et d'isolement face à des menaces sanitaires sans précédent.
Cinq personnes qui avaient été en contact avec le patient durant le vol ont été identifiées et mises à l'isolement à domicile pour une durée de 21 jours, par mesure de précaution.
Ce cas français constitue le premier hors du continent africain dans le cadre de cette épidémie, qui touche également l'Ouganda et qui se caractérise par une souche rare, connue sous le nom de Bundibugyo, pour laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique.
C'est aussi la première fois qu'un cas d'Ebola a été diagnostiqué en France. En 2014, deux patients avaient été traités sur le territoire français, mais avaient été diagnostiqués lors de leur séjour à l'étranger.
Les spécialistes de la santé publique estiment que le risque de propagation de la maladie demeure faible à l'échelle mondiale, en raison de la nature relativement peu contagieuse du virus Ebola.
En RDC, l'épidémie continue de faire des ravages, avec au moins 452 décès recensés à ce jour. Un cas a récemment été confirmé à Kisangani, une grande ville nord-est du pays, située à près de 600 km de l'épicentre de la crise.
Face à cette situation, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une alerte sanitaire internationale et a annoncé le lancement d'un essai clinique pour développer un traitement adéquat.







