L'Iata, représentant des compagnies aériennes à l'échelle mondiale, exprime son désaccord face à la décision du Parlement européen de maintenir des règles d'indemnisation pour les passagers. Ces normes, établies en 2004, prévoient des compensations pouvant aller jusqu'à 600 euros pour les vols retardés de plus de trois heures. En ce moment, un débat intense se joue à Bruxelles concernant les futures indemnités de retard.
En juin 2025, une majorité des 27 États membres s'était prononcée pour une réduction des compensations. Cependant, un revirement majeur a eu lieu en janvier 2026, lorsque le Parlement européen a rejeté cette proposition, désirant au contraire « renforcer les droits des passagers ». Un compromis est désormais nécessaire pour aboutir à un consensus entre les différents acteurs.
Un « Robin des bois à l’envers » pour les compagnies
L'Iata, lors de sa récente assemblée générale à Rio de Janeiro, a exprimé son mécontentement. Selon Rafael Schvartzman, vice-président de l'Iata pour l'Europe, le régime actuel coûte annuellement huit milliards d'euros aux transporteurs aérien. « Le traitement du transport aérien est devenu un punching-ball politique », a-t-il déclaré, connaissant une pression croissante sur le secteur.
Et d’ajouter : « Si cette réforme ne permet pas d'améliorations notables, nous préférerions conserver le statu quo. » L'Iata voit en ces règles un système injuste, qualifiant cette indemnisation de « Robin des bois à l'envers », constatant que 99 % des passagers paient pour indemniser un petit pourcentage de cas de retards.
Des perspectives optimistes pour l'été
Selon Les Echos, un projet d'accord a été suggéré par la Commission européenne, conservant pour l'instant le seuil de trois heures pour les indemnisations, tout en stipulant que les formulaires de demande ne seraient pas préremplis.
En parallèle, Rafael Schvartzman a évoqué un été prometteur pour le transport aérien. Il a annoncé une hausse des réservations par rapport à 2025, malgré un climat géopolitique incertain qui pourrait pousser les touristes européens à privilégier des destinations plus proches. Cette dynamique changeante pose de nouvelles questions au secteur et souligne l'importance d'un cadre réglementaire équilibré.







