Virginie Laval, présidente de l'Université de Poitiers, a été l'invitée d'ICI Poitou ce mardi, alors que des syndicats enseignants et étudiants appellent à manifester devant le rectorat à midi contre l'application stricte des frais d'inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires.
Deux réserves de substitution situées à la frontière entre la Vienne et les Deux-Sèvres ont récemment été ciblées par des actes de vandalisme. Ces installations, essentielles à l'irrigation, soutiennent diverses exploitations agricoles, allant du maraîchage à l'élevage.
Une attaque contre un outil crucial
Pour Ludovic Barrière, secrétaire général de la FNSEA 79, ces deux réserves dégradées sont indispensables pour garantir la pérennité des exploitations locales. « Les dégradations dans le milieu de travail ne peuvent être acceptées », déclare-t-il, avant d'ajouter : « C'est comparable à retirer les roues d'un camion : le transporteur ne pourra plus s'en servir. »
Appel à une réponse ferme
Face à ces actes, le syndicat agricole demande une fermeté accrue de la part des autorités. Une enquête est en cours pour identifier les auteurs, souvent regroupés au sein de collectifs militants. Les agriculteurs soulignent la nécessité de faire respecter la loi sans transformer leurs installations en sites surprotégés, ce qui pourrait nuire à leur visibilité. « Nous savons que certaines personnes préfèrent dégrader plutôt que de discuter, mais cela ne doit pas continuer », insiste Ludovic Barrière.« Nous demandons aux autorités de faire leur travail et de faire respecter la loi. »
La souveraineté alimentaire en débat
Au-delà de la problématique du vandalisme, ce conflit met en lumière les tensions autour du modèle agricole français, souvent critiqué par des collectifs environnementaux pour son caractère industriel. La FNSEA défend la nécessité de préserver les capacités de production afin d'éviter une dépendance accrue vis-à-vis des importations, arguant que l'agriculture française est la plus réglementée et surveillée d'Europe. « Nous ne sommes pas souverains en matière de volaille ; si nous ne pouvons pas produire chez nous, nous dépendrons de l’étranger », rappelle le secrétaire général de la FNSEA 79. Cette situation soulève des questions cruciales sur l’avenir de l’agriculture en France et les défis de la transition vers des pratiques plus durables.







