Trois syndicats d'infirmiers libéraux ont lancé un cri d'alarme au gouvernement ce 11 mai 2026 face à l'augmentation vertigineuse des prix à la pompe. En Mayenne, des professionnels de santé se trouvent dans une situation critique, comme l'a souligné Béatrice Leloup, une représentante syndicale du secteur.
La Fédération Nationale des Infirmiers (FNI), le Syndicat National des Infirmiers Libéraux (Sniil), et Convergence Infirmière ont unanimement sollicité le gouvernement pour la mise en place d'un "crédit d'impôt carburant" en raison de l'impact direct sur leurs charges. Lors d'une rencontre avec la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui s'est tenue le 7 mai, ces syndicats ont insisté sur l'urgence d'une aide financière. En effet, nombreux sont les professionnels qui parcourent des dizaines de kilomètres chaque jour pour assurer leurs visites à domicile.
Béatrice Leloup a affirmé que cette mesure "permettrait à tous les infirmiers et à toutes les infirmières de profiter de cette opportunité", aussi bien dans les zones urbaines que rurales. Cependant, jusqu'à présent, aucune réponse tangible n’a été formulée par le gouvernement.
Une situation alarmante pour la profession
La représentante syndicale a fait part de l'urgence de la situation : "Actuellement, je constate le ras-le-bol de certains professionnels, qui envisagent d'arrêter le métier et de retourner en secteur hospitalier". Plusieurs infirmiers peinent à joindre les deux bouts, avec des revenus mensuels oscillant entre 1 000 et 1 500 euros, ce qui semble dérisoire par rapport à l'intensité de leur travail, souvent effectué par plages de 12 heures ou plus.
Les infirmiers à domicile, qualifiés de "oubliés du moment" par Béatrice Leloup, subissent de plein fouet cette hausse des prix. Bien que le gouvernement ait annoncé en avril une série de mesures ciblées pour aider les "travailleurs modestes grands rouleurs", telles que les aides à domicile, ces actions restent insuffisantes au regard des difficultés spécifiques rencontrées par les infirmiers libéraux.
Il est impératif que les autorités prennent conscience de l'impact de cette crise sur la santé des citoyens, car la perte de nombreux infirmiers à domicile pourrait compliquer encore davantage l'accès aux soins dans les prochaines années.







