La tragédie entourant la mort d'un nourrisson à Angers en décembre 2025 prend un nouveau tournant. Selon le procureur Eric Bouillard, les investigations récentes ont exclu le lien entre le décès de l’enfant et le lait infantile contaminé. Initialement, la mère de l’enfant avait alerté les autorités sur un biberon contenant du lait de la marque Guigoz, faisant partie des lots rappelés pour la présence potentielle de la toxine céréulide.
Les dernières analyses ont révélé que la cause du décès serait due à une asphyxie, probablement involontaire, survenue alors que la mère partageait le lit avec son bébé. “Il est important de recueillir davantage d’éléments avant de décider des suites de cette affaire”, a précisé Bouillard à l’AFP.
Des analyses en cours sur la toxine
Des tests réalisés en mars avaient effectivement détecté la toxine céréulide dans le lait utilisé par le nourrisson. Cependant, le procureur a affirmé qu'il n’y avait pas de lien causal établi entre cette toxine et la mort de l’enfant. Ce dossier, déjà complexe, suscite l'intérêt des experts en santé infantile.
Des professionnels de santé affirment qu'une vigilance accrue est nécessaire sur la consommation de laits en boîte, surtout pour les nouveau-nés. Les rappels de produits par des géants tels que Nestlé visent à prévenir des cas similaires dans le futur. L’incident souligne également l’importance de l’éducation des jeunes parents sur les pratiques de sommeil sécurisées.
Les enquêteurs attendent les résultats d'une expertise toxicologique complémentaire afin de comprendre les circonstances spécifiques de ce drame. L’affaire continue de chagriner la communauté, créant un appel à la prudence et à la sensibilisation sur le sujet.







