Le nouveau CHU de Nantes, initialement programmé pour ouvrir fin 2027, va finalement être mis en service à mi-2028, soit six mois plus tard que prévu. Ce retard est dû à une liquidation judiciaire d'une entreprise italienne responsable de la pose des façades du bâtiment d'accueil. Selon la direction, ce contretemps est classé parmi les aléas fréquents sur les grands chantiers, comme l'a expliqué Pierre Nassif, le directeur du pôle investissement, logistique et nouvel hôpital.
Les 13 bâtiments du futur CHU de Nantes commencent à prendre forme. Les structures destinées aux soins critiques devraient être achevées d'ici fin 2026, tandis que le plateau médico-technique, comprenant le bloc opératoire et l'imagerie, ainsi que l'hôpital femme-enfant seront finalisés à l'été 2027. Le chantier du bâtiment d'accueil, quant à lui, sera terminé en 2028.
Le CHU a soutenu l'entreprise subissant cette liquidation, en prenant en charge les paiements aux fournisseurs pour maintenir l'activité de cette PME de 140 salariés. Cela signifie que les matériaux sont désormais propriété du CHU et pourront être utilisés par la prochaine entreprise mandatée. Laurence Jay-Passot, directrice générale adjointe du CHU, a souligné que ces situations, bien que regrettables, ne sont pas rares sur de tels projets.
Cependant, des interrogations subsistent concernant les coûts engendrés par ce retard. Olivier Terrien, secrétaire général de la CGT au CHU, s'est exprimé à ce sujet : "C'est un coup dur. Nous devons maintenant envisager les implications financières de ce report". La direction a indiqué que des solutions alternatives sont déjà à l'étude pour minimiser l'impact sur le budget global du projet, mais a reconnu que l'estimation des surcoûts restait difficile à déterminer.
Face à ces défis, l'engagement des équipes et la mise en place de mesures correctives seront essentiels pour garantir la réussite de ce projet d'envergure qui promet de transformer le paysage de la santé à Nantes.







