Nouveau fleuron des Chantiers de l’Atlantique, l’Orient Express Corinthian s’apprête à quitter la Loire-Atlantique ce samedi 2 mai. Alliant luxe et innovations nautiques, ce géant des mers représente une avancée technologique significative et un défi pour la croisière haut de gamme.
Cela marque un moment très attendu alors que l’Orient Express Corinthian se dirige vers la Méditerranée, participant ainsi au Festival de Cannes. Ce paquebot de luxe, mesurant 220 mètres, se distingue non seulement par sa taille mais aussi par son respect de l’environnement. Ses 52 suites peuvent accueillir une centaine de passagers, leur promettant une expérience unique, évoquant les élégantes traversées des transatlantiques.
La compagnie Orient Express, relancée par Accor en partenariat avec LVMH, aspire à renouveler l’héritage de cette marque iconique : « Décliner Orient Express en mer s’inscrit naturellement dans l’imaginaire de cette marque mythique », déclare Sébastien Bazin, PDG d’Accor.
Les cinq restaurants du paquebot, sous la direction du célèbre chef Yannick Alleno, ajoutent une touche culinaire raffinée à cette expérience maritime. Avec un SPA signé Guerlain et un majordome pour chaque cabine, le paquebot se veut être « l’hôtel le plus mobile au monde », comme le souligne Bazin.
6 000 euros la nuit pour la cabine la plus « modeste »
Au-delà du luxe indéniable – 6 000 euros la nuit pour la cabine la plus abordable et jusqu’à 200 000 euros pour la suite Agatha Christie –, l’Orient Express Corinthian se positionne comme un modèle en matière de durabilité. Il est le premier navire de croisière à intégrer la technologie de propulsion vélique Solid Sail, développée par les Chantiers de l’Atlantique. Les mats, s’élevant à plus de 100 mètres, sont pilotés de façon automatisée permettant ainsi d'optimiser leur position et d'incliner le navire pour passer sous des ponts.
« Ce monstre de 15 000 tonnes avance à vitesse égale à celle d’un navire commercial, avec seulement 20 nœuds de vent », explique Vincent Groizeleau, rédacteur en chef de Mer et Marine, une publication spécialisée. Cela signifie que sous des conditions idéales, le navire peut naviguer sans moteur. Même avec des vents faibles, ses voiles contribuent à réduire le gaspillage de carburant. Le navire pourra également utiliser du biogaz naturel liquéfié, minimisant ainsi son empreinte carbone.
« C’est une belle vitrine technologique, et un véritable symbole de la marine durable, » affirme Groizeleau. En outre, une intelligence artificielle sera employée pour surveiller l’environnement marin, prévenant ainsi tout impact écologique. Lorsqu’il est au mouillage, il n’y a pas besoin d’ancre, ce qui aide à préserver les fonds marins. Un second paquebot, l’Orient Express Olympian, est actuellement en construction à Saint-Nazaire et sera livré dans un an.







