Alors qu'il s'est écoulé presque un an depuis la mort de Lorène, ses parents, Béatrice et Yohann Gourmaud, témoignent de leur désespoir face à l'absence de progrès dans le domaine de la pédopsychiatrie. "Rien n'a changé", affirment-ils dans un message poignant.
Ils s'expriment sur la nécessité d'attirer l'attention sur une crise que personne ne peut ignorer. La récente agression dans un lycée d'Ancenis, où une jeune fille de 15 ans a été blessée par un autre adolescent, souligne l'urgence de la situation. Les parents de Lorène constatent avec amertume que cette tragédie rappelle l'échec d'un système qui peine à tirer les leçons des événements passés.
Dans leur déclaration, ils soulignent : "Chaque nouvelle attaque fait revivre notre douleur, soulignant l'incapacité de notre système à protéger nos enfants." Ce sentiment est partagé par la Fédération hospitalière de France, qui a récemment mis en lumière des problématiques d'accès aux soins critiques pour les jeunes rencontrant des troubles psychiques.
L'angoisse d'un avenir incertain
Le 24 avril 2025, Lorène, âgée de 15 ans, a été tuée par un jeune de 16 ans, masqué et armé d'un couteau de chasse, dans l'enceinte du groupe scolaire Notre-Dame-de-Toutes-Aides. Cette tragédie a également causé des blessures à trois adolescents de son entourage, plaçant l'agresseur en milieu psychiatrique depuis.
Ses parents insistent sur le manque alarmant de moyens et de structures pour prendre en charge les jeunes en situation de détresse psychologique. Ils ont décidé de fonder, en septembre dernier, une association nommée "Effervescence Jeunes" pour promouvoir des initiatives de prévention autour de la santé mentale.
Selon des données récentes, environ 525 armes blanches ont été saisies dans des établissements scolaires en France entre mars et décembre 2025, tandis que d'autres agressions continuent de se multiplier, envolant les craintes des parents et des éducateurs. Dans ce contexte, les parents de Lorène appellent à une mobilisation générale et à une réforme des politiques de santé mentale, essentialisant ainsi la voix des experts dans le domaine.
Alors que des moments tragiques se succèdent, il est primordial de se demander si le système éducatif et psychiatrique saura enfin répondre aux enjeux de sécurité et de santé de nos jeunes. "Nous espérons qu'avec notre message, des mesures concrètes et urgentes suivront", conclut Béatrice, en attendant une réaction des responsables du secteur.







