Le géant laitier Lactalis, dont le siège est situé en Mayenne, a annoncé ce jeudi qu’il se verrait contraint de "répercuter" les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente, tout en cherchant à limiter cet impact en fonction des différentes catégories de produits.
Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, a explicité lors de la présentation des résultats annuels 2025 que le conflit, qui perdure depuis fin février, entraîne "un impact significatif sur les coûts liés aux transports et à l'emballage". Ces hausses ne sont pas à prendre à la légère : le directeur général des opérations, Thierry Clément, a estimé le surcoût résultant du conflit à "plusieurs dizaines de millions d'euros".
Malgré ces défis, le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 31,2 milliards d'euros en 2025, marqué par une hausse de 2,9% sur un an, comme l’a rapporté Le Monde. Les fluctuations des taux de change, particulièrement aux États-Unis, ont toutefois pesé sur ses résultats.
Emmanuel Besnier a souligné que 2025 marquait une année charnière pour le groupe, avec un développement accentué sur le continent américain, où les ventes ont dépassé pour la première fois les 10 milliards d'euros. Malgré un contexte global "compliqué" marqué par des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, ainsi qu'une hausse significative des prix du lait, Lactalis a réussi à maintenir sa trajectoire de croissance.
En outre, en ce qui concerne les rappels de lait infantile potentiellement contaminé qui ont eu lieu entre décembre 2025 et le début 2026, Emmanuel Besnier a abordé des "problématiques compliquées, dramatiques". Il a cependant réitéré que "l'alimentation n’a jamais été aussi sûre et saine", ce qui rassure les consommateurs, malgré les défis que le groupe doit encore relever.







