Du 4 au 6 avril 2026, Laval sera le théâtre d'une grande compétition d'échecs réunissant 87 passionnés, âgés de 9 à 97 ans. Ce 7ème Open international de la Mayenne illustre l'engouement croissant pour le jeu, bien que celui-ci demeure dominé par la gent masculine.
Le grand tournoi d'échecs fait s'affronter des compétiteurs de tous âges, et propose une occasion unique de croiser le fer sur l'échiquier. Cependant, la réalité derrière la ferveur de ce jeu reste préoccupante, avec une forte prépondérance masculine. Plusieurs études, dont une publiée par la Fédération française des échecs, montrent que seulement 20 % des joueurs sont des femmes.
"On veut plus de filles avec nous"
Ola, une jeune joueuse de 11 ans, compte parmi les rares filles du tournoi. Avec enthousiasme, elle explique : "J'aime bien car c'est calme et il y a du silence. J'aime bien réfléchir et avoir une stratégie pour plus tard." Entraînée deux fois par semaine, elle se dit la seule fille de son club. Sa camarade Mélina abonde dans son sens, ajoutant : "Il n'y a pas beaucoup de filles généralement à cause des garçons... ma sœur a même arrêté à cause de ça." Ces associations entre les deux jeunes filles soulignent un besoin urgent de plus de diversité dans le milieu.
Stéphane Grandemange, président du comité départemental d'échecs, partage son inquiétude : "Malheureusement pour nous, il y a beaucoup moins de femmes aux échecs que d'hommes", avec un ratio de 80 % d'hommes pour 20 % de femmes. Il exhorte les filles et les femmes à rejoindre les clubs et à s'investir dans ce sport, pour qu'un jour, les échecs soient véritablement le reflet de la société.
Avec des événements comme l'Open de la Mayenne, l'espoir demeure que la dynamique change et que la pratique des échecs devienne plus inclusive, invitant un plus grand nombre de jeunes filles à faire le pas.







