Face aux pressions, Jean-Marie Fiévet (Renaissance) s’est vu contraint de retirer avant même qu’elle soit examinée une proposition de loi dont il était l’auteur, sur l’ouverture des boulangeries.
« Je regrette la pression exercée par certains lobbies sur le gouvernement et sur des élus, même parmi mes propres collègues, qui a conduit au retrait de ce texte pourtant logique » : Jean-Marie Fiévet, député des Deux-Sèvres, exprime sa frustration après avoir dû abandonner une proposition de loi sur l'ouverture des boulangeries. L’élu a été lâché par le gouvernement et certains de ses alliés politiques.
Cette loi visait à permettre aux boulangers d’ouvrir tous les jours de la semaine. Actuellement, bien qu'ouvrir chaque jour ne soit pas interdit, plusieurs départements, via des arrêtés préfectoraux, limitent cette possibilité, ce que Fiévet considère comme une “injustice réglementaire”. « Dans la moitié des départements, l'ouverture est possible, mais ailleurs, des arrêtés préfectoraux obligent les boulangers à fermer un jour par semaine », rappelle-t-il.
Paradoxalement, dans les Deux-Sèvres, une réglementation impose cette fermeture, alors qu'à quelques kilomètres en Vendée, les boulangers ont la liberté d’ouvrir quand ils le souhaitent.
Cette proposition n’a pas reçu un soutien unanime au sein de la profession, certains artisans craignant qu’elle ne favorise les gros acteurs capables d'ouvrir sans interruption. « Confronté à cette pression croissante et à une opposition systématique de la gauche, le gouvernement a décidé de s’éloigner de cette initiative », précise Fiévet dans un communiqué du 1er avril 2026. Il déplore « un manque de courage et de sincérité de la part de certains responsables politiques face à cette question, qui reste pourtant une aberration et nuit à de nombreux artisans ».







