La nouvelle maire du Rassemblement national (RN) de Grenay, dans le Pas-de-Calais, a pris une décision marquante en retirant une plaque dédiée à Georges Ibrahim Abdallah, un terroriste libanais reconnu coupable pour sa complicité dans l'assassinat de diplomates. Daisy Duveau a déclaré que cette démarche permettait à la commune de retrouver "sa dignité, son honneur et sa fierté française", rapporte BFM TV.
Le retrait de cette plaque, exaltant un personnage controversé, a suscité un fort soutien au sein du RN. Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais, a salué cette action sur les réseaux sociaux, la qualifiant de "honte" et "insulte à la mémoire des victimes", et a ajouté qu'il revendiquait cette démarche depuis près de deux ans.
Cette plaque commémorative avait été instituée par l'ancienne maire communiste, Christelle Lelièvre-Buissette, qui avait également fait de Georges Ibrahim Abdallah un citoyen d'honneur de la ville. Ce choix pathétique, critiqué par beaucoup, semble désormais officiellement annulé.
Notons que ce militant, libéré récemment après quarante ans de détention, est le plus ancien prisonnier de France. Sa sortie a suscité des réactions vives, Jordan Bardella, président du RN, affirmant son dégoût face à la libération d'un individu n'ayant jamais exprimé de regret pour ses actes. En parallèle, la députée de La France Insoumise, Mathilde Panot, a exprimé son soulagement à l'annonce de sa libération.
Les opinions se clashent autour de ce sujet brûlant, l'attitude de la nouvelle maire de Grenay étant perçue comme un symptôme plus large des luttes politiques actuelles, marquées par les clivages entre droite et gauche.







