Suite à la publication d'une étude inquiétante par Médecins du Monde concernant le quotidien des livreurs à vélo en France, Uber Eats et Deliveroo se sont exprimés dans les colonnes de Midi Libre pour contester les résultats.
Cette étude, menée auprès de 1 000 livreurs à Bordeaux et Paris, a été qualifiée d'étonnante par les deux plateformes. Un porte-parole de Deliveroo a déclaré : “Nous sommes surpris par les conclusions qui diffèrent de nos propres études, où de nombreux livreurs expriment leur satisfaction pour ce modèle d’indépendance.” Il a également suggéré que les résultats pourraient être influencés par la sélection des participants par Médecins du Monde, tout en précisant que plus de 15 000 livreurs travaillent avec leur service à travers près de 8 000 communes.
Uber Eats propose une assurance couvrant les accidents
Concernant la sécurité des livreurs, Deliveroo a affirmé offrir “une assurance qui couvre les accidents survenus pendant les livraisons, ainsi qu'une assurance maladie et une responsabilité civile.” De plus, ils mettent à disposition gratuitement des équipements de sécurité pour les livreurs, bien qu'ils aient noté que certaines discussions avec des organisations syndicales n'ont pas abouti.
Uber Eats partage un avis similaire, critiquant la méthodologie de l'étude de Médecins du Monde, qu'ils estiment trop limitée. Un représentant a expliqué : “Cette recherche ne prend pas en compte les protections sociales et les garanties de revenu liées aux accords collectifs.”
Un accord signé par Deliveroo garantirait aux livreurs un revenu de 11,50 euros
Sur le volet de la rémunération, Deliveroo assure qu'elle a écouté les demandes des livreurs et a mis en place des mesures pour améliorer leurs revenus. Uber Eats mentionne l'instauration d'un revenu minimum par commande, témoignant d'une augmentation des gains potentiels jusqu'à 21,50 euros par heure.
Deliveroo, de son côté, cite un rapport de l'Autorité des Relations Sociales des Plateformes d'Emploi (ARPE), affirmant se classer parmi les meilleures en termes de rémunération ces dernières années. En effet, un accord signé en avril 2023 garantirait aux livreurs un revenu minimum horaire de 11,75 euros.







