Ce vendredi 27 mars, Pierre Hurmic, le maire écolo-sortant de Bordeaux, a annoncé officiellement son départ. Dans un parc de l'hôtel de ville, son discours marquant a résonné avec une mélancolie chargée d'accomplissement. Avant l'élection de son successeur, Thomas Cazenave, il a dévoilé ses réflexions sur un mandat de six ans.
L'absence du pin's « Marie de Bordeaux » sur sa veste, symbole de son rôle de maire, a marqué ce moment historique. Céline Tardieu, journaliste à Sud Ouest, a rapporté que cette décision symbolisait un tournant important dans sa carrière politique.
Lors de son intervention, Pierre Hurmic n’a pas simplement dressé un bilan. Il a évoqué son intention de quitter le conseil municipal, bien qu'il n'ait pas précisé quand. "Je n'ai pas encore pris date pour démissionner, mais je pense pouvoir être plus utile à ma ville ailleurs que dans ce conseil", a-t-il déclaré, tout en promettant de rester engagé pour Bordeaux.
En passant en revue son héritage, Hurmic a affirmé que la ville, en tant que première échelle de gouvernance, est essentielle pour impacter réellement la vie des citoyens. Il a insisté sur le besoin d'un renouveau politique ancré dans le pragmatisme et l'engagement envers les territoires, à une période où les enjeux environnementaux sont primordiaux.
"Bordeaux doit continuer d'aller de l'avant et ne pas tomber dans la régression", a-t-il exprimé avec conviction, soulignant l'importance d'une écologie pragmatique. Il a également fait part de sa fierté pour les initiatives qu’il a lancées au cours de son mandat, qu'il décrit comme des "touches impressionnistes" ayant redéfini la ville.
En réfléchissant à son parcours, il a partagé : "Le nouveau maire de Bordeaux pourrait choisir d’ignorer certaines de mes actions, mais le sillon est déjà tracé. La ville a les moyens de se confronter à l'urgence climatique, et je veillerai pour que celle-ci reste engagée sur ce chemin".
Dans une dernière recommandation à son successeur, il lui a conseillé de "se démacroniser", espérant qu’il poursuivra une gestion indépendante des politiques parisiennes, en restant axé sur les besoins des Bordelais.
Cette démarche de départ souligne non seulement un changement de leadership mais également l'évolution d'une ville qui continue de se réinventer. Les réflexions de Pierre Hurmic, palpables et belles, rappellent à tous l'importance d'un engagement désintéressé pour la chose publique.







