À l'approche des élections municipales de 2026, qui se tiendront les 15 et 22 mars, la tension monte. Les maires doivent soumettre leur liste de candidats avant la date limite du 26 février. Alors que certains se préparent à briguer un nouveau mandat, d'autres annoncent leur retrait. Dans cet article, nous faisons le point sur les intentions des maires de l'Ouest, ainsi que dans les 450 communes de plus de 20 000 habitants.
Rappelons que, lors des municipales de 2020, un sondage réalisé par l'IFOP évoquait déjà les hésitations des maires à se représenter. Près de 50 % d'entre eux, surtout dans les petites communes, hésitaient à poursuivre leur mandat. Malgré des satisfactions liées à la fonction, celle-ci s'accompagne de défis de plus en plus complexes. En Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, Ouest-France avait observé qu'un tiers des maires abandonnaient leur poste, tandis que deux tiers cherchaient à rester en place.
Aujourd'hui, la situation semble similaire. Jean-Pierre Dubois, expert en sociologie politique à l'Université de Nantes, indique : "La pression sur les élus locaux est plus forte que jamais, particulièrement à l'heure de préoccupations sociétales accrues. Les maires doivent gérer des enjeux financiers, environnementaux et sociaux qui peuvent les dissuader de repartir pour un nouveau mandat." Cette réalité résonne dans l'ensemble des collectivités locales, où la crainte de perdre du soutien et la lassitude de la tâche semblent influencer peu à peu les décisions.Il sera crucial d'observer les prochaines semaines et le dépôt des candidatures pour réaliser un état des lieux global des engagements des maires. Avec la montée des enjeux locaux et environnementaux, les électeurs s'interrogeront sur les qualifications de ceux qui veulent les représenter à l'échelle municipale. Comment les maires sortiront-ils de cette impasse ?







