A.V.
Malgré son adoption, la première version de la loi Duplomb a été largement affaiblie par le Conseil constitutionnel, qui a annulé certaines de ses dispositions autorisant la réintroduction des pesticides néonicotinoïdes comme l'acétamipride. Ce coup d'arrêt fait suite à une pression populaire conséquente, symbolisée par une pétition record de plus de deux millions de signatures qui a retenu l'attention des médias et des citoyens en France.
Nouvelle loi, nouvelle pétition
Le sénateur Les Républicains, Laurent Duplomb, ne baisse cependant pas les bras. Le 30 janvier, il a présenté une nouvelle proposition de loi, qu’il espère voir adoptée dans de meilleures conditions. En réponse, une seconde pétition contre cette nouvelle mouture, communément appelée loi Duplomb 2, a émergé sur le site de l'Assemblée nationale. Déposée le 2 février, cette pétition a franchi les 160 000 signatures au cours de la semaine.
Ce développement intervient parallèlement à un débat qui a eu lieu à l'Assemblée sur la loi Duplomb 1, suscitant des discussions animées sur la pertinence de la réintroduction des pesticides dans l'agriculture. La procédure parlementaire permet en effet qu'une pétition engloutissant plus de 500 000 signatures appelle à un débat public. Des collectifs d'écologistes, tels que ceux soutenus par Greenpeace et France Nature Environnement, préparent également des rassemblements ce week-end pour mobiliser davantage les citoyens contre cette législation, soulignant l'importance de la lutte pour la protection de l'environnement.







