Lors d'une interview diffusée récemment sur BFMTV, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a exprimé une ouverture envers des alliances tactiques au second tour des prochaines élections municipales. Il a spécifiquement mentionné la nécessité d'une « liste d'union » si la France Insoumise (LFI) menace de prendre le dessus.
« S'il y a un risque de voir l'extrême gauche s'imposer dans certaines municipalités, il est crucial d'envisager le cas par cas pour d'éventuelles discussions sur cette union », a-t-il déclaré. Cette position met en évidence sa volonté de rassembler autour de thèmes centraux tels que la sécurité, la laïcité et l'identité, des points souvent évoqués par les électeurs.
En effet, Bardella a ajouté : « Nous devrons déterminer, en fonction des circonstances, avec qui nous pourrions collaborer, notamment ceux qui partagent nos préoccupations sur la sécurité, la réhabilitation des comptes publics et la défense de nos traditions culturelles. »
Cette stratégie semble répondre à l'échéance électorale imminente tout en s'alignant sur les préoccupations des Français face à une éventuelle avancée de l'extrême gauche. Alors que de nombreux analystes prévoient une montée en puissance de LFI, le RN apparaît déterminé à maximiser ses chances en unissant ses forces avec d'autres partis de droite, y compris Les Républicains.
D'autre part, interrogé sur la situation politique actuelle, il a observé : « Dire que la dissolution est impossible serait présomptueux, mais il est évident que certains partis, comme Les Républicains et le Parti socialiste, semblent désormais être les soutiens d'Emmanuel Macron. » Bardella évoque ainsi une dynamique politique en constante évolution, où l'union pourrait devenir synonyme de survie électorale.







