Avec la confirmation d'un cas de mpox sur l'île, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a une nouvelle fois souligné les mesures mises en place pour prévenir une éventuelle épidémie. Lors d'une réponse à l'Assemblée nationale, elle a voulu rassurer les habitants de La Réunion. "Nous avons tiré des leçons des crises précédentes", a affirmé Rist.
La députée Karine Lebon (GDR) a rappelé que "La Réunion a déjà souffert des retards durant la crise du Covid". Elle a ajouté que la rapidité des interventions est essentielle pour éviter que la situation ne dégénère, comme cela a été le cas avec le chikungunya l'année dernière. "Ce cas doit servir d'alerte, non de prétexte à une épidémie", a-t-elle insisté.
Lebon a également mis en avant l'importance de la transparence dans la gestion de cette crise. "La transparence protège, elle évite de laisser place aux rumeurs", a-t-elle souligné. Ce premier cas de mpox a été diagnostiqué chez une personne revenant de Madagascar.
Le patient a été rapidement placé en isolement, et d'après les mots de Rist, "il n'y a pas à l'heure actuelle de transmission secondaire". Le ministère de la Santé a lancé une enquête sanitaire pour surveiller de près la situation.
Stéphanie Rist a assuré que les professionnels de santé de La Réunion ont été informés et que le plan d'anticipation est pleinement opérationnel. Cela inclut des stocks de vaccins adéquats pour une vaccination ciblée, en cas de besoin.
"Nous pouvons rassurer les Réunionnais, ce cas devra rester isolé", a conclu cette médecin de profession. Bien que le mpox ne soit plus perçu comme une "urgence de santé publique" en Afrique, l'Union africaine met en garde sur la nécessité de maintenir une vigilance constante.
La situation demeure donc sous surveillance, avec un appel à la coopération de tous pour prévenir la propagation du virus. Les experts s'accordent à dire que la préparation est la clé pour maîtriser ce risque à La Réunion, surtout après des expériences difficiles par le passé.







