David Rachline, maire du Rassemblement National (RN) à Fréjus, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Draguignan le 27 janvier dans une affaire de prise illégale d’intérêts. À cette occasion, l'élu de 38 ans a révélé son intention de se présenter aux élections municipales de mars, bien qu'un nouveau procès pour favoritisme soit programmé en septembre prochain.
Dans les couloirs du tribunal, Rachline a déclaré : « Je me bats depuis plusieurs mois pour défendre mon honnêteté, ma probité. Aujourd’hui, elle est clairement avérée. Et j’en suis très heureux. C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que je me lance dans cette campagne électorale, de la manière la plus sereine qu’il soit. » Cette déclaration montre l’assurance de l’élu face aux accusations qui pèsent sur lui.
Il est important de noter que le parquet avait initialement requis une amende de 30 000 €, dont 20 000 € avec sursis, ainsi que l’inéligibilité pour une durée d'un an. Toutefois, Rachline a réussi à obtenir sa relaxe, ce qui le met en bonne posture pour sa prochaine campagne électorale.
Nouveau procès à venir
Le maire était accusé d’avoir agi de manière inappropriée lors de sa nomination à des postes au sein de deux sociétés d’économie mixte, notamment Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus. Ces positions lui ont permis de percevoir un salaire supplémentaire d’environ 1 000 € par mois. La justice a mis en lumière le fait qu'il aurait influencé les décisions du conseil municipal, en s’étant souvent abstenu de quitter la salle lors des votes concernant ces nominations.
Rachline a réagi à ces accusations en affirmant : « Je n’ai jamais voulu faire de pression particulière. Tout est public, il n’y a rien de caché. J’ai toujours agi uniquement dans l’intérêt de Fréjus. » Son attente d'un procès en septembre concernant des accusations de favoritisme laisse entendre que l'affaire est loin d'être close.
En plus de cette situation, plusieurs anciens et actuels collaborateurs du maire devront comparaître devant le tribunal. Ils sont soupçonnés d’avoir favorisé une société liée à un proche du maire dans l'attribution de contrats publics, notamment pour la sécurité lors de la campagne de vaccination contre le Covid-19.
Rachline, qui est conseiller municipal depuis l'âge de 20 ans et a été sénateur à 26 ans, a vu son influence au sein du RN s'affaiblir ces derniers temps, notamment après la parution du livre « Les Rapaces » par Camille Vigogne Le Coat, qui l’a accusé de certaines manquements dans ses responsabilités. Fait troublant selon Rachline, qui les qualifie de « pures inventions », une affaire qu'il a décidé de porter devant les tribunaux.
Par ailleurs, une enquête pour corruption a été ouverte par le Parquet national financier, laissant entrevoir des complications supplémentaires pour l’élu.







