Ce mardi 27 janvier 2026, s'est ouvert devant la cour d'assises de Maine-et-Loire le procès d'une jeune femme et de son ex-compagnon. Le 22 novembre 2022, Gabriel, un nourrisson de trois mois, a perdu la vie au CHU d’Angers, victime du tragique syndrome du bébé secoué.
Mâchoire crispée, Stanislas Reinard, 29 ans, suit attentivement les débats, tandis que son ancienne compagne, mère de Gabriel, est visiblement bouleversée. Elle lutte contre les larmes tout au long de la journée, incapable de soutenir le regard de celui qui était autrefois son partenaire. Tous deux partagent le banc des accusés, face à une cour chargée de déterminer les circonstances de la mort tragique de leur enfant. Celui-ci se déroulera du 27 au 29 janvier 2026.
Les accusations portent sur des violences volontaires ayant causé la mort de Gabriel. La mère et son compagnon ont été mis en cause peu après le décès de l'enfant, déclenchant une enquête qui a révélé des éléments alarmants. Selon des experts, le syndrome du bébé secoué est souvent le résultat de situations de stress intense ou de conflits parentaux. Des témoignages recueillis par Ouest-France évoquent un cadre familial déjà fragile, ce qui pourrait avoir exacerbé la situation.
Les réactions des experts sur le sujet sont unanimes : ce drame soulève des questions profondes sur le soutien psychologique et l’éventuelle mise en place de mesures préventives pour aider les jeunes parents en difficulté. « Les professionnels de la santé mentale doivent être mobilisés pour anticiper de telles tragédies », souligne Dr. Emilie Garnier, pédiatre au CHU d’Angers, qui a également été consultant dans cette affaire.
Ce procès est non seulement une confrontation judiciaire, mais aussi un appel à la prise de conscience sur les conséquences du stress parental sur les nourrissons. Les audiences à venir annonceront plus de révélations sur la dynamique d'une famille au cœur d'une tragédie infinie.







