Les récentes déclarations de Donald Trump, où il affirme que les États-Unis "n'avaient jamais eu besoin" des forces de l'OTAN en Afghanistan, ont choqué l'Europe. Depuis le forum de Davos, le président américain a critiqué l'engagement des alliés, provoquant immédiatement des réactions violentes de nombreux dirigeants européens, y compris celui d'Emmanuel Macron.
Trump a déclaré : "Nous n'avons jamais vraiment demandé leur aide. Bien qu'ils aient envoyé des troupes, ils sont restés un peu à l'écart, loin des lignes de front." Des remarques qui ne passent pas, notamment au vu du sacrifice de plus de mille militaires de l'OTAN, dont 89 Français, dans le cadre de cette mission depuis les attentats du 11 septembre.
Pascale Lumineau, mère du soldat français Pierre-Olivier Lumineau, tué à 26 ans en 2012, a exprimé son indignation : "C'est comme rendre invisible le sacrifice de tous ces soldats. C'est une insulte à leur mémoire. " Ce sentiment sont partagés par de nombreuses familles de victimes à travers le continent, notamment au Royaume-Uni, qui a enregistré le plus lourd bilan avec 457 soldats tués. Caroline Baker, mère d'un soldat britannique, a souligné : "Quand les États-Unis nous ont appelés, nous avons été à leurs côtés. Je suis profondément écœurée par ces mots. "
Les dirigeants européens ont rapidement réagi
Outre l'indignation des familles, les réactions officielles ne se sont pas fait attendre. Emmanuel Macron a dénoncé les propos de Trump, les qualifiant d'inacceptables. De Copenhague à Londres, les dirigeants européens ont exprimé leur exaspération. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré : "Les commentaires de Trump sont insultants et révoltants. "
Étonnamment, en réponse à cette controverse, Trump a plus tard mentionné le rôle des soldats britanniques sur les réseaux sociaux, sans faire référence aux contributions d'autres pays de l'OTAN. Ben Mcbean, vétéran britannique ayant combattu, a répliqué avec ironie : "J'essaie de convaincre mes parents que tout ira bien, après avoir combattu légèrement en retrait de la ligne de front. "







