Dans un geste audacieux, le Premier ministre a activé l'article 49.3 pour faire adopter la première partie de son projet de loi de finances. Grâce à des négociations astucieuses avec le Parti Socialiste, il semble pouvoir éviter la censure et se stabiliser dans son rôle.
"Un dénouement sans surprise". C'est ainsi qu'un responsable influent de la macronie a qualifié l'épisode qui a marqué l'Assemblée le 20 janvier. À 17 heures, Sébastien Lecornu s'est présenté à la tribune pour activer le 49.3, malgré sa promesse antérieure de ne plus recourir à cette procédure. Rappelons qu'il avait déclaré le 3 octobre, devant les caméras, vouloir adopter "une nouvelle méthode" pour la gestion des lois budgétaires.
Ce rebondissement souligne la complexité du paysage politique actuel en France. Comme l'indique Le Monde, l'utilisation du 49.3 est devenue un outil controversé et souvent critiqué, mais Lecornu a démontré qu’il est prêt à tout pour préserver son poste. Des experts comme Jean-Michel Apathy soulignent cependant que cela pourrait entacher sa réputation et celle de son gouvernement à long terme.
Alors que les tensions persistent, la capacité de Lecornu à naviguer dans ce climat politique incertain sera mise à l'épreuve dans les semaines à venir. Le sujet du budget 2026 demeure délicat et, comme le soulignent divers analystes, ce choix pourrait avoir des répercussions durables sur sa carrière et le gouvernement de Macron.







