Ce 21 janvier 2026, la mobilisation agricole prend de l'ampleur à travers le pays. À Strasbourg, des centaines de tracteurs sont stationnés, tandis que des milliers d'agriculteurs sont déjà présents pour protester contre l'accord commercial controversé entre le Mercosur et l'Union européenne. Cette manifestation vise à faire entendre leurs préoccupations face à des décisions qui pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l'agriculture locale.
L'Assemblée des eurodéputés doit se prononcer aujourd'hui sur une saisine à la Cour de justice de l'UE concernant cet accord, et les agriculteurs espèrent influencer ce vote crucial. Des tensions ont éclaté au cours des manifestations, avec un Policier lundi dernier blessé à l’œil. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux, déclarant que "la liberté de manifester ne doit pas se faire dans la violence".
Dans une déclaration à Ouest-France, la Coordination rurale a annoncé plusieurs rassemblements ce mercredi dans l'Ouest de la France. À Caen, Bayeux, et Coulvain, les agriculteurs se rassembleront à partir de 10h30, avec un convoi qui se dirigera ensuite vers la préfecture. Le réseau de transports en commun Twisto prévoit des perturbations en raison des actions anticipées.
À Nantes, le rassemblement se tiendra devant le château des Ducs de Bretagne avec la participation de la Confédération paysanne et d'autres organisations. Ce mouvement transpartisan sous-tend une volonté unie de sauver l'agriculture en France face à des impératifs économiques jugés injustes.
Les experts, tels que Jean-Pierre Pochon, agriculteur et porte-parole de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), soulignent que ces mouvements de protestation sont essentiels pour défendre les intérêts des agriculteurs. "Nous sommes à un tournant. Les décisions politiques prises aujourd'hui affecteront notre génération d'agriculteurs, mais aussi celles des années à venir," déclare-t-il.
Alors que les voix se lèvent à Strasbourg et dans l'Ouest, l’attente monte quant aux résultats des manifestations. L'enjeu est clair : le futur de l'agriculture française est en jeu.







