Un collectif d'usagers de l'aéroport d'Ancenis-Saint-Géréon a vu le jour le 4 janvier dernier pour dénoncer l'augmentation des tarifs imposée par Edeis, le nouveau gestionnaire du site. Ce dernier a pris en main la gestion de cet aéroport, principalement dédié à l'aviation d'affaires et de loisir, pour une période de huit ans à partir du 16 avril 2025.
La communication semble rompue entre Edeis et les pilotes locaux. Pour l’instant, c’est porte close, on discute avec un mur
, lance Gilles Courtois, instructeur ULM, exprimant ainsi le désarroi face à une gestion jugée opaque. Lors d'une commission consultative des usagers le 10 septembre, le gestionnaire a annoncé une augmentation des tarifs, notamment sur les taxes d’atterrissage, le stationnement et la location de hangars, d'environ 5 % en moyenne pour l'année 2026, justifiée comme une initiative pour réduire les coûts d'exploitation.
Ce changement entraîne un sentiment de défiance au sein des usagers. Cette opération va à l'encontre de l'accessibilité de l'aéroport pour les petits usagers, notamment les pilotes amateurs
, souligne un membre du collectif souhaitant rester anonyme. Les retours des usagers lors de la réunion étaient sans équivoque : beaucoup se sentent ignorés et abandonnés par la direction.
Pour l’instant, les discussions entre le collectif et Edeis restent à l'état embryonnaire. L'enquête continue et l'avenir de l'aéroport pourrait être en jeu si les préoccupations des usagers ne sont pas entendues. Les experts du secteur, comme Émilie Lavigne, économiste spécialisée dans l'aviation, estiment que cette hausse pourrait faire fuir une partie de la clientèle et nuire à l'image de l'aéroport sur le long terme
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Dans cette atmosphère tendue, le besoin de relancer le dialogue semble plus crucial que jamais pour rétablir un climat de confiance. Les usagers attendent des décisions qui prennent en compte leurs préoccupations et préservent l'avenir de cette infrastructure locale essentielle.







