L'essentiel
Le collectif "Désert médical en centre-ville", composé d'habitants de divers quartiers toulousains, tiendra une réunion publique le 23 janvier. À cette occasion, des représentants de trois listes candidates aux élections municipales ont été conviés. Depuis trois ans, cette initiative met en lumière la fermeture de nombreux cabinets médicaux.
Cette réunion, prévue pour le vingt-trois janvier à 19 heures, a pour but d’évaluer l’impact de leurs actions et d'encourager les responsables politiques à s'engager davantage sur la problématique de la santé à Toulouse.
Depuis trois ans, des citoyens de plusieurs quartiers centraux tels que les Amidonniers, Arnaud-Bernard et Compans-Caffarelli se mobilisent pour signaler la dégradation des services médicaux. La retraite de nombreux médecins généralistes et spécialistes a conduit à une situation alarmante : selon des estimations, entre 80 000 et 100 000 patients se retrouvent sans médecin traitant, rendant la situation critique.
Une perte de médecins alarmante
Les membres de ce collectif, qui attendent la participation de représentants de différentes listes politiques, ont déjà eu des échanges enrichissants sur la problématique. Anne-Lise Couineau, porte-parole du collectif, exprime l'urgence de la situation : "Nous avons besoin de l'équivalent de 14 médecins pour répondre aux besoins de nos quartiers. Bien que nous ayons exploré diverses pistes de solution, l’implication des autorités locales est essentielle pour surmonter cette crise." Selon un rapport du Journal La Dépêche, la désertification médicale touche de plus en plus de zones urbaines, exacerbant les inégalités d'accès aux soins.







