Le député de La France insoumise, Carlos Martens Bilongo, a récemment provoqué un tollé lors de son passage dans le podcast « Nopopol », en proposant une position audacieuse sur la dette publique. Selon lui, « ça reste des chiffres », et par conséquent, il suggère de ne pas rembourser cette dette.
Lors de son intervention, Bilongo, qui a également rappelé avoir puisé son inspiration dans le livre Lâchez-nous la dette ! d’Éric Coquerel, a déclaré : « Moi, je ne suis pas pour la rembourser, parce qu'en fait ça ne s'arrêtera jamais. C’est plus qu'un simple problème financier ; c'est une question de choix politique. »
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte économique délicat pour la France, où les discussions budgétaires continuent de faire l'objet d'intenses débats à l'Assemblée nationale. Le député souhaite mettre en avant ce qu’il considère être des priorités : « Les créanciers ne doivent pas passer avant les Français en difficulté », a-t-il ajouté, remettant en question le caractère sacro-saint de la remboursement de la dette public.
Les économistes sont divisés sur ce sujet. Pour certains, comme le chercheur Thomas Piketty, une révision de la politique de remboursement pourrait ouvrir la voie à des investissements plus importants dans les services publics et l’éducation. D'autres, cependant, soulignent les risques de perte de confiance des investisseurs et les conséquences à long terme d'une telle décision.
Ce débat vient s’ajouter aux discussions autour du déficit, qui devrait être réduit à moins de 5 % du PIB d'ici 2026, selon les prévisions gouvernementales. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a affirmé que l'atteinte de cet objectif passerait par des économies rigoureuses. Les répercussions des idées avancées par Bilongo pourraient voir des échos dans les propositions budgétaires qui se profilent à l’horizon.







