Le paysage politique parisien s'anime à l'approche des élections municipales de mars 2026, avec la candidature de Sarah Knafo, eurodéputée du parti d'extrême droite Reconquête !. Lors d'une interview au JT de TF1, elle a annoncé sa décision de briguer la mairie de Paris, tout en excluant de concourir à l'élection présidentielle de 2027. « Je suis candidate pour être la prochaine maire de Paris », a-t-elle affirmé, promettant de s'engager pleinement pour « mettre fin à la gabegie » qui selon elle, gangrène la capitale.
Knafo, 32 ans, a déjà fait parler d'elle en tant que directrice de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour en 2022. En se lançant dans cette nouvelle aventure politique, elle espère redresser, grâce à un mandat de six ans, la plus belle ville du monde. Son arrivée sur la scène municipale pourrait également redistribuer les cartes parmi les candidats d’extrême droite, face à Thierry Mariani du Rassemblement national.
Certaines analyses laissent entrevoir que sa présence pourrait compliquer les choses pour les candidats de son propre camp dans un environnement déjà très concurrentiel. Des experts tels que Jean-Marc Leclerc, politologue, estiment que le fait d'avoir plusieurs candidats d'extrême droite pourrait nuire à leur chance d'atteindre le seuil de 10 % des voix, nécessaire pour entrer au Conseil de Paris.
Outre Thierry Mariani, Knafo se mesurera à Rachida Dati (Les Républicains et soutenue par le MoDem), Pierre-Yves Bournazel (Renaissance et Horizons), Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) et Sophia Chikirou (La France insoumise). Avec un tel panel de candidats, la dynamique des élections municipales s'annonce riche en rebondissements et en enjeux cruciaux pour l'avenir de Paris.







