À quelques semaines des élections municipales de mars, la mobilisation des formations de gauche à Bayonne prend de l'ampleur. Le groupe Bayonne en mouvement a récemment lancé un appel à la coopération avec Bayonne Ville ouverte pour éviter une nouvelle division politique, synonyme de défaite lors des précédents scrutins.
Dans un communiqué daté du 5 janvier, les représentants de Bayonne en mouvement ont exprimé leur vœu de voir la gauche unie dès le premier tour. L'hypothèse d'un partenariat avec BVO semble cependant fragile, mais des discussions sont en cours pour parvenir à un front commun.
Les faits des élections précédentes, en 2014 et en 2020, montrent que la division a coûté cher à la gauche. Les trois listes en concurrence avaient rassemblé 6 584 voix au premier tour, contre 5 588 pour les candidats de droite et du centre. Une dynamique que l'on espère inverser en 2026.
Jean-Claude Iriart, actuellement à la tête de Bayonne en mouvement, a souligné l'importance d'une collaboration avec tous ceux partageant des valeurs communes. Certains experts politiques, comme ceux du Journal du Pays Basque, soulignent que l'union pourrait en effet revitaliser le paysage politique local. Les anciennes rivalités devront cependant être mises de côté pour créer une dynamique productrice.
Pour Iriart, il reste encore des échanges à réaliser, notamment quant à la composition de la liste finale. Les membres de BVO sont également cordialement invités à contribuer au programme en cours d'élaboration. Cet appel à l'écoute vise à rassembler une centaine de citoyens impliqués dans cette initiative.
La récente annonce de la participation potentielle de BVO au scrutin laisse entrevoir une lueur d'espoir pour la gauche bayonnaise. En 2020, malgré un alignement initial, les dissensions internes avaient conduit à une défaite, un passé douloureux que beaucoup souhaitent éviter cette fois-ci.
À l’approche des élections du 15 et 22 mars, les enjeux sont clairs : un rassemblement pourrait donner une nouvelle chance à la gauche dans une ville marquée par des oppositions claires. La mobilisation est donc d'ores et déjà lancée et la mise en œuvre d'une stratégie unie n'a jamais été aussi cruciale.







