Des centaines de personnes issues de tous horizons se sont rassemblées à Sartène pour rendre un ultime hommage à Dominique Bucchini, ancien maire et président de l'Assemblée de Corse, décédé à l'âge de 82 ans. Ce rassemblement témoigne non seulement d'une grande affection personnelle pour cette figure locale, mais aussi d'une reconnaissance de son impact sur la société corse.
Sous une fine pluie, l'émotion était palpable au pied du cercueil, où des personnalités politiques de gauche, de droite et des nationalistes ont pris la parole pour saluer un homme qui a consacré sa vie au service public. "Dominique était un homme de dialogue, un homme de convictions", a déclaré Jean-Guy Talamoni, ancien président de l'Assemblée de Corse, qui a ajouté que ses contributions politiques allaient bien au-delà des clivages partisans, comme rapporté par France Bleu.
Au fil des années, Bucchini a occupé des postes influents, notamment en tant que maire communiste de Sartène de 1977 à 2001 et président de l'Assemblée de Corse de 2010 à 2015. Son héritage, salué par des anciens collègues et adversaires, est celui d'un homme engagé dans la défense des valeurs sociales et culturelles de la Corse. "Son départ laisse un vide incommensurable", a affirmé Gilles Simeoni, président de l'Exécutif de Corse, lors de son discours au pied de l'église.
Les obsèques se sont déroulées sans messe, mais dans une ambiance empreinte de respect et de solidarité. Le maire actuel, Bertrand d'Ortoli, a dirigé la cérémonie, qui a également vu la participation de membres de différents partis, illustrant l'unité au-delà des différences politiques.
La présence de personnalités comme Camille de Rocca Serra et Paul-Antoine Luciani témoigne des larges échos suscités par la vie et l'œuvre de Bucchini. "Il n'était pas simplement un camarade ou un adversaire, mais un véritable ami pour beaucoup d'entre nous", a déclaré Michèle Sparaco, une ancienne conseillère municipale. La cérémonie s'est conclue par un dernier adieu poignant à celui qui a tant donné pour sa ville et sa région, accompagné d'une procession vers le cimetière de Sartène, où il repose désormais.







