Face à des événements tragiques, la police fédérale de l’immigration et des douanes (ICE) a reçu l’instruction de suspendre temporairement ses contrôles routiers. Cette décision fait suite à la mort de deux automobilistes, l’un originaire du Mexique et l’autre de Colombie, tués par des agents de l’ICE au Texas et dans le Maine, comme l’a rapporté The New York Times.

Cette suspension a été ordonnée après que des agents de l’ICE ont abattu Lorenzo Salgado Araujo, un homme de 52 ans, à Houston le 7 juillet, puis Joan Sebastian Guerrero, âgé de 26 ans, à Biddeford, dans le Maine, le 13 juillet. Selon une déclaration du ministère de la Sécurité intérieure, ces incidents soulèvent des questions sérieuses sur les méthodes utilisées par les agents de l’ICE.

Les opérations continuent malgré la polémique

Cependant, “la suspension des contrôles routiers pourrait limiter la capacité de l’ICE à effectuer des arrestations d’immigrés sans papiers, alors que l’agence est sous pression pour exécuter la promesse de Donald Trump d’expulser massivement les immigrés”, souligne encore le quotidien new-yorkais.

Tom Homan, le responsable des questions frontalières du gouvernement, a tenté de minimiser l'impact de cette directive, la qualifiant de “mesure temporaire”. Dans une interview avec Fox News, il a ajouté : “Les opérations de l’ICE se poursuivent. Les arrestations et expulsions atteignent des niveaux records.”

Les manifestations s’intensifient dans les villes touchées par ces tragédies. USA Today met en lumière que, surprenamment, les agents de l’ICE ne sont toujours pas équipés de caméras piétons, malgré une directive du 19 février les obligeant à le faire lors de leurs interventions. Cette directive était déjà une réponse à des incidents tragiques survenus précédemment.

Alors que les appels à la réforme de l’ICE se multiplient, ces récentes bavures renforcent les critiques à l'égard de la politique d’immigration du gouvernement Trump et les méthodes agressives de ses agents. A l'heure où les tensions sociales s'exacerbent, le débat sur la nécessité de rendre des comptes et d’assurer la transparence sur les actions des forces de l'ordre ne fait que croître.