Trois reprises « modérées » de feu ont été repérées dans le secteur du Grand Parquet à Fontainebleau, zone touchée par le second incendie. Plus de 2.050 hectares ont été réduits en cendres dans la forêt.
Environ 800 pompiers sont toujours mobilisés ce mercredi 15 juillet 2026, au matin, en forêt de Fontainebleau pour maîtriser les reprises de feu signalées. « Trois reprises modérées de feu » ont été confirmées par Paul-Édouard Laurain, porte-parole du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne.
Le secteur du Grand Parquet, où est survenu le second incendie lundi après-midi, a été particulièrement victime des flammes, engendrant la destruction d'environ 450 hectares. L'incendie principal, qui a été déclenché près de l'autoroute A6, a ravagé près de 1.600 hectares en l'espace de deux jours.
Selon Paul-Édouard Laurain, les missions à venir seront essentiellement orientées vers le « noyage », visant à éteindre les moitiés incandescentes dans le sol ou les branches tombées. « Nous devons nous assurer qu’il ne reste pas de feu latent », a-t-il ajouté, précisant que des actions pour rouvrir les axes et désengager certains pompiers seront envisagées.
Un dispositif aérien allégé
Le dispositif aérien a été réduit, avec trois Canadair, un Dash, et deux hélicoptères bombardiers d’eau en opération. Le Dash, qui a changé son point de ravitaillement pour Melun, permettra de gagner du temps par rapport à ses précédentes missions.
Le sol tourbeux de la forêt nécessite une vigilance accrue pour éviter les « feux zombies ». « Un feu de tourbe peut se propager (dans le sol) pendant plusieurs jours, voire semaines, et peut réapparaître à plus de 100 mètres de l’incendie initial », a averti Pierre Ory, préfet de Seine-et-Marne, soulignant que certaines portions de l’A6 demeurent fermées.
En parallèle, quatre personnes restent en garde à vue, dont un pompier volontaire qui a avoué avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence » à Arbonne-la-Forêt. Cette situation relance le débat sur la responsabilité individuelle en matière de sécurité incendie dans des zones à risque.







