TotalEnergies est désormais sous le feu des critiques des stations-service indépendantes, qui dénoncent le plafonnement des prix à la pompe, considéré comme une menace pour leur survie. D'après Franceinfo, la Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C) doit entamer une action officielle cette semaine pour signaler une distorsion de concurrence critique.
Représentant un réseau de près de 1 000 stations-service indépendantes, la FF3C affirme que le dispositif de blocage des prix nuit directement à leur modèle économique. Suite à un mécontentement déjà persistant depuis mai dernier, la fédération tourne désormais son regard vers des démarches juridiques.
Des ventes en chute libre
Le plafonnement des prix, mis en place par la multinationale face à la flambée des prix du pétrole résultant de la guerre au Moyen-Orient, s'avère particulièrement néfaste pour les commerces de proximité. Le conseiller national de la FF3C, Frédéric Plan, met en garde contre une perte de clientèle impressionnante pour les petites stations, qui voient leur clientèle délaissée au profit des grands groupes.
Les retombées économiques sont immédiates et dramatiques, surtout dans les zones rurales. Selon le représentant des indépendants, certaines stations constatent une diminution des volumes de carburant de l'ordre de 40 % au cours des derniers mois, mettant ainsi en péril leur existence.
Des marges insoutenables
La FF3C soutient que la capacité à maintenir ces tarifs ne découle pas d'une gestion efficace des centres de distribution, mais d'un avantage résultant des activités de production pétrolière. Frédéric Plan souligne que les marges de toutes les stations sont trop faibles pour justifier de tels rabais.
Récemment, Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a évalué le coût de cette mesure à 200 millions d'euros sur son groupe. Actuellement, le plafonnement reste actif dans près d'un tiers de son réseau national, soit environ 1 200 stations dans les zones rurales.







