Fabien Roussel redevient un acteur médiatique. Après avoir été discret, il a récemment affirmé son intérêt pour l’élection présidentielle, comme il l’a déclaré dans une interview au Parisien.
Invité sur BFMTV, il a défendu l'idée d'une candidature unique pour le PCF, évitant ainsi de choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, les figures montantes de la gauche dans les sondages.
Le congrès du PCF, qui se tient à Lille, pourrait le réélire et lui donner le feu vert pour se lancer dans cette nouvelle aventure présidentielle. Cela passe par un vote de désignation par les militants prévu début septembre.
Une nouvelle offre politique
Cependant, la question mérite d'être posée : pourquoi candidater à nouveau ? Les critiques rappellent que Roussel avait obtenu seulement 2,28% des voix en 2022. Accusé par certains de s’être interposé entre Mélenchon et un deuxième tour potentiel, la contestation de son retour semble persistante.
Mais selon lui, la multiplication des candidatures pourrait dynamiser l'électorat. "Le meilleur moyen d’accroître l'influence de la gauche, c'est de s'adresser à tous les Français", a-t-il affirmé au Parisien.
Les communistes plaident pour "faire émerger une nouvelle offre politique", explique Léon Deffontaines, porte-parole du PCF. Ils cherchent à toucher les classes populaires, souvent délaissées, qui pourraient s'intéresser à la gauche à nouveau.
De nombreux électeurs qui ont voté à gauche par le passé, s’abstiennent maintenant ou se tournent vers le Rassemblement national. Deffontaines estime que ni Mélenchon ni Glucksmann ne peuvent attirer cet électorat.
Des tensions internes au PCF
À l’intérieur du PCF, la ligne Roussel domine, mais des dissensions existent. Lors du congrès récent, une minorité a appelé à une approche plus collaborative avec d'autres factions de gauche. Stéphane Peu, l'un des chefs de file de cette opposition, a exprimé son désaccord concernant la nécessité de présenter un candidat unique.
Simultanément, le politologue Benjamin Morel a observé le dilemme auquel le PCF doit faire face : privilégier un groupe parlementaire solide ou se lancer dans une candidature présidentielle indépendante.
Roussel penche pour la seconde option, déterminé à afficher une alternative claire sur la scène politique.







