Le 17 juin, des hauts fonctionnaires américains ont présenté ce que l'on appelle le "projet de mémorandum" entre Washington et Téhéran, un document clé qui pourrait marquer le début d'une nouvelle ère de relations entre les deux pays. Sa signature est prévue pour le 19 juin à Genève.
Ce mémorandum, en quatorze points, servira de fondation à un futur accord définitif, dont la conclusion est attendue dans les 60 jours. Que contient réellement ce document fondamental ?
Selon le New York Times, parmi ses principales mentions, les États-Unis et l'Iran s'engagent à "cesser immédiatement toutes les opérations militantes, y compris dans les zones sensibles comme le Liban", tout en garantissant son intégrité territoriale. Concernant la situation délicate du détroit d'Ormuz, le mémorandum stipule que les États-Unis s'engageraient à "mettre un terme au blocus naval dans un délai de 30 jours".
En échange, l'Iran devra faciliter "le passage en toute sécurité des navires marchands", et les sanctions américaines devraient être levées dans un calendrier à définir. Cela inclut également des sanctions en lien avec les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et celles de l'AIEA.
“L'Iran a obtenu tout ce qu'il voulait”
Sur la question nucléaire, l'article 8 du mémorandum affirme que “l'Iran s'engage à ne pas développer d'armes nucléaires”. Pour assurer le respect de cette clause, les deux gouvernements discuteront de mécanismes de contrôle des stocks de matières nucléaires, sous l'égide de l’AIEA.
Par ailleurs, l'Iran pourrait retrouver sa capacité à exporter du pétrole et récupérer des avoirs gelés. Le mémorandum prévoit également que tout accord final devra être validé par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Comme l’indique le site Il Post, "les États-Unis semblent renoncer de facto à leurs leviers économiques sur l'Iran, une manœuvre jugée désavantageuse par de nombreux analystes." Ce point de vue souligne que, selon eux, l'Iran a su tirer profit de cette situation, tandis que les États-Unis ont perdu de leur influence stratégique.







