Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, membre de La France Insoumise (LFI), suscite de vives réactions après avoir toléré le sifflement de l’hymne national lors de moments où la France « se déshonore par ses actes ». Ce jeune élu, qui a récemment pris ses fonctions, continue de faire parler de lui avec des déclarations controversées.
Dans une interview accordée à L’Opinion, Bagayoko a déclaré : "Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire". Il a ajouté : "Les enfants de ceux qui sont ici dans les grands stades sont aussi citoyens d’ici, mais aussi de là-bas." Ses propos s’inscrivent dans le cadre de la Coupe du Monde de football, où les émotions sont à fleur de peau.
Cette déclaration a rapidement enflammé les réseaux sociaux ainsi que les cercles politiques. Jordan Bardella, le président du Rassemblement National, n’a pas tardé à réagir. Sur Twitter, il s’est interrogé : "À quels peuples exactement le maire s’adresse-t-il par cynisme électoral ? Qui en France nourrit une telle haine à l’égard de nos symboles nationaux ?"
Un maire qui enchaîne les polémiques
Bally Bagayoko, qui est devenu une figure montante du mouvement insoumis, a récemment fait parler de lui en décrochant le portrait d’Emmanuel Macron à la mairie, défiant ainsi une tradition républicaine. Bien que ce geste ne soit pas sanctionné juridiquement, il a suscité des commentaires de la part des autorités, dont le préfet de Seine-Saint-Denis, qui lui a demandé de rétablir le portrait. Pourtant, selon des sources, le portrait du président est toujours remisé dans son bureau.
Alors que certains saluent son audace, d'autres y voient une provocation. Les interventions de Bagayoko révèlent un climat politique polarisé, où chaque déclaration est scrutée de près et souvent amplifiée par les réactions sur les réseaux sociaux. Cette dynamique montre à quel point la question de l’identité nationale et la place des symboles sont au cœur des débats actuels en France.







