L'ENTRETIEN POLITIQUE. Députée UDR de la cinquième circonscription des Alpes-Maritimes, Christelle d’Intorni a récemment ouvert son cœur à ses électeurs en révélant son diagnostic de sclérose en plaques. Malgré cette épreuve, elle est déterminée à poursuivre son mandat et à se battre pour améliorer la prise en charge de cette maladie.
Quand et comment avez-vous ressenti les premiers symptômes de la sclérose en plaques ?
Tout a commencé au lendemain de l’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice. Je me suis sentie extrêmement fatiguée, normal après une campagne électorale intense. Cependant, je me suis vite aperçue que quelque chose n’allait pas. Des fourmillements sont apparus, d’abord sous mes lèvres, puis ils ont englobé ma bouche, mes dents et même mes joues, jusqu’à atteindre le coin de mon œil. Cette fatigue s'est accompagnée d'une anxiété inhabituelle, qui m'a poussée à consulter.
A priori, la sclérose en plaques touche le plus souvent les membres inférieurs, mais mes symptômes étaient différents. J'ai donc demandé une IRM.
Après plusieurs examens, il a été confirmé que j'étais atteinte de sclérose en plaques. J’avoue que mon entourage médical a d’abord évoqué l'hypothèse d'un burn-out, vu le rythme de ma vie d'élue et ma vie de famille avec deux jeunes enfants, de 10 et 4 ans. Mais peu à peu, il est devenu évident que mes symptômes avaient une autre explication.
Depuis cette annonce, Christelle d’Intorni s'implique dans diverses initiatives pour sensibiliser le public à la sclérose en plaques. Dans un récent entretien pour France Info, elle a affirmé : "Il est crucial d'améliorer non seulement le soutien aux malades, mais aussi la recherche sur cette pathologie souvent mal comprise." Son témoignage résonne particulièrement dans un contexte où de nombreuses voix s'élèvent pour des conditions de vie dignes pour tous les malades.







