Depuis le printemps dernier, les plateaux-repas de la cité scolaire Paul Scarron à Sillé-le-Guillaume sont surveillés par une caméra dotée d'intelligence artificielle, réduisant ainsi le gaspillage alimentaire. C'est dans ce cadre que Jules Gounon, pilote français de 31 ans, a partagé un secret étonnant concernant les myrtilles, réputées pour améliorer la vision nocturne. En se remémorant une conversation avec son coéquipier Stéphane Ortelli, vainqueur du Mans en 1998, Gounon a révélé : "Avant mes premières 24 heures de course, il m'a conseillé de consommer des myrtilles. Mon père aussi me l'avait recommandé, donc j'ai suivi ce conseil à la lettre, en mangeant des myrtilles tous les jours, à tel point que mes dents en devenaient noires !"
Le pilote soutient que cette pratique est devenue une sorte de rituel avant chaque course. En effet, son père Jean-Marc, qui a participé onze fois aux 24 Heures, lui a également transmis cette tradition. Les courses de 24 heures sont une spécialité familiale, et ce partage de conseils renforce leur héritage.
Un effet placebo ?
Mais la question demeure : la myrtille est-elle réellement efficace ? Les recherches sur le sujet n'apportent pas de réponses concluyantes. Selon une légende urbaine, ses vertus auraient été popularisées durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les pilotes de la Royal Air Force s'en régalaient sous forme de confitures. Au fil des décennies, ce mythe a perduré, certains pilotes intégrant même des gélules de myrtilles dans leur routine. Paul-Loup Chatin, pilote actif depuis 2014, admet lui aussi suivre cette cure non pas tant pour des raisons scientifiques, mais davantage pour un aspect psychologique : "Je ne sais pas vraiment si ça marche. Mais je ne participerais pas à la course sans mon traitement de myrtilles."
Loïc Duval, qui compte treize participations aux 24 Heures du Mans, soulève une autre réflexion : "Je mange des myrtilles parce que j'aime ça. Mais qui sait vraiment si cela fait une différence ? À mesure que l'on vieillit, conduire de nuit devient plus difficile, il est normal de chercher une aide, même si ce n'est qu'une superstition."
Avec la course qui approche, les fans et pilotes s'affairent à dénicher les meilleures myrtilles. Gounon, souriant, a même lancé un appel : "Si quelqu'un a des myrtilles bio du Mans, je suis preneur !" Étonnante au cœur de la compétition, cette petite baie est devenue un incontournable pour de nombreux pilotes, mêlant tradition familiale et croyances populaires.







