Des discours alarmistes sur la délinquance à Royan
Lors du dernier conseil municipal, l'élu du Rassemblement National, Christophe Troyaux, a qualifié la situation de délinquance à Royan de "catastrophique". En réponse, Philippe Cussac, adjoint à la sécurité, a mis en garde contre une interprétation excessive des chiffres. "Attention à ce qu'on dit, car cela relève souvent d'un problème de méthodologie", a-t-il déclaré, affirmant que des comparaisons faites sur des années touchées par la pandémie, comme 2020 et 2021, sont déloyales.
Royan serait-elle comparée à Marseille sur le terrain de la délinquance ? Cussac précise que la compréhension des données doit se faire dans leur contexte. "Quand on énumère des chiffres, il est essentiel de se demander si l'on parle de la commune de Royan ou de la circonscription de police, qui englobe plusieurs communes", a-t-il expliqué.
Une actualité rassurante pour les Royannais
Face à des statistiques inquiétantes avancées par Troyaux, Cussac insiste sur l'importance d'une analyse rigoureuse. "Une hausse de 131 % des procédures liées à l'usage de stupéfiants est exacte, mais cela ne reflète pas nécessairement une augmentation des comportements criminels", a-t-il ajouté, évoquant le travail accru des forces de l'ordre.
"Il ne faut pas alimenter la peur parmi les Royannais !"
Ancien directeur départemental de la sécurité publique, Cussac a dressé de nombreux tableaux statistiques et est conscient que chaque chiffre a besoin d'interprétation. Il souligne que certains incidents peuvent être comptabilisés de manière à fausser la perception du problème. Par exemple, un cabanon de jardin fracturé, sans vol avéré, est également enregistré comme un cambriolage.
Des tendances à la baisse
Les chiffres de délinquance ne vont cependant pas dans le sens alarmant que certains prédisent. En 2025, les cambriolages ont chuté de 38,55 %, et cette tendance s'est poursuivie en début 2026 avec une baisse supplémentaire de 26 %. Cussac ajoute qu'une présence policière plus active peut avoir un effet dissuasif tangible.
Concernant les vols de voiture, l'ancien policier note une baisse impressionnante de 50 % au premier trimestre 2026 : "Nous sommes passés de 3 à 2 vols, ce qui montre combien ces pourcentages doivent être contextualisés", a-t-il indiqué.
Ces échanges interpellent les Royannais et souhaitent balancer le discours sécuritaire, voici pourquoi une analyse objective et nuancée est primordiale dans le contexte actuel.







