Ce mercredi 27, Raphaël Glucksmann s’est à nouveau exprimé sur France Inter, prenant position contre l'étiquette de "nouveau Macron" qui lui est collée, surtout par ses adversaires de la France insoumise. "Si j'avais cru au macronisme, j'aurais rejoint le macronisme", a-t-il affirmé, tout en laissant planer le doute sur sa candidature à la présidentielle, se offrant "trois mois" pour convaincre.
Il a précisé : "J’ai toujours su que cette politique favoriserait les plus riches tout en pénalisant les plus pauvres." Son critique ne se limite pas à l'économie; il a aussi souligné que le président n'avait pas saisi les enjeux d'une transformation écologique essentielle.
Lutte contre le sectarisme
Le soutien des anciens macronistes tels que Sacha Houlié et Aurélien Rousseau pour son mouvement Place publique alimente les critiques à son encontre. Glucksmann a répondu en dénonçant un "sectarisme absolu" au sein de la gauche : "Nous ne sommes pas des videurs de boîte de nuit, il est temps que le dialogue s'ouvre à tous ceux qui veulent rejoindre un espace de gauche démocratique et républicaine."
Arrivé en tête lors des dernières élections européennes avec le soutien du Parti socialiste, il émerge comme un des candidats potentiels pour la présidentielle. Bien qu'il se situe légèrement au-dessus des 10 % dans les sondages, Glucksmann a annoncé vouloir parcourir la France pendant trois mois pour échanger avec les électeurs avant de prendre une décision ferme quant à sa candidature.
En conclusion, sa volonté de rassembler plutôt que de diviser semble être au cœur de sa stratégie. Mais les mois à venir seront décisifs pour déterminer si cette approche séduira le public ou si la méfiance à l'égard des anciens alliés de Macron persistera. Comme le souligne BFMTV, le défi pour Glucksmann sera de fédérer une gauche souvent fracturée.







