Bordeaux, le 22 mai, Thomas Cazenave, le maire de la ville, a officiellement lancé l'opération de déconstruction des installations temporaires des allées de Tourny, héritées de l'ancienne municipalité. Il a déclaré avoir agi en réponse à un rejet « massif » des Bordelais concernant ces aménagements, qui devaient rester en place jusqu'en 2027, dans le cadre d'un projet visant à redynamiser l'espace. Les jardinières et autres structures devaient, selon l'ancien maire, avoir un impact positif sur la ville, mais leur réception a été plutôt mitigée.
Lors de la présentation, Cazenave n'a pas caché son désaccord, affirmant : « Je n'investirai pas 15 millions d'euros ici. » L'opération a déjà commencé, avec des jardiniers retirant des plantations tandis que des mini-pelles s'affairent à démonter près de 700 mètres carrés de structures. Toutefois, certains bacs, en raison de la demande des restaurateurs locaux, seront conservés pour l'été.
Les critiques de cette initiative ne se sont pas fait attendre. Didier Jeanjean, ancien adjoint à la nature en ville, a qualifié cette décision d'« opération de communication ». En revanche, Cazenave justifie ses actions par le souhait d'un projet de développement plus en harmonie avec les finances de la ville, citant des budgets tendus, tant au niveau municipal qu'à la métropole.
D'après des sources locales, cette initiative s'inscrit également dans les efforts continus de la ville pour redéfinir ses priorités budgétaires. Les matériaux récupérés seront réutilisés, garantissant qu'aucune ressource ne sera gaspillée. Les 4 000 plants arrachés seront transférés vers d'autres espaces verts de Bordeaux.
Une nouvelle phase pour les allées de Tourny
Le maire a promis que le projet de réaménagement serait opérationnel pour l'été 2027, insistant sur l'importance d'une consultation avec les commerçants locaux pour garantir le succès de la future initiative. Ce tournant marque une réintroduction de la notion de pérennité dans un projet jadis considéré comme un simple test temporaire.
En attendant, les Bordelais espèrent que cette transition vers un aménagement plus réfléchi saura réellement répondre à leurs besoins et aspirations, tout en préservant l'identité historique de la ville. Selon Didier Jeanjean, l'avenir des allées dépendra non seulement des choix esthétiques mais aussi de la considération des besoins réels des habitants.







