Lors d'un échange avec des journalistes, Jean-Pierre Farandou espère que ce projet, qui vise à améliorer l'égalité entre les femmes et les hommes sur le marché du travail, puisse être soumis au Conseil des ministres en juin. À cet égard, il a souligné : "Mon intention - et je fais tout pour y arriver, mais je ne suis pas seul à décider - c'est de pouvoir présenter un projet de loi (...) en Conseil des ministres pendant le mois de juin, ce qui permettrait d'avoir une perspective de vote dans le courant de l'année."La directive européenne sur la transparence salariale impose des exigences ambitieuses, incluant l'obligation pour les employeurs de disparaître les salaires, la mise en place de fourchettes salariales dans les offres d'emploi, et le droit pour les employés d'accéder à des informations sur la rémunération de collègues occupant des postes équivalents. Cependant, Farandou a noté que la France pourrait ne pas respecter la date limite de transposition fixée au 7 juin, en raison de l'encombrement du calendrier parlementaire et des divergences d'opinion entre les organisations syndicales et patronales.
Le ministre a commenté : "Le monde syndical trouve que ça ne va pas assez loin, tandis que le monde patronal est très inquiet" des modalités d'application de cette directive.
Des répercussions visibles : un écart salarial préoccupant
Le constat est alarmant : malgré l'adoption de cette directive il y a trois ans au niveau européen, la France accuse encore un retard significatif dans son application. Comme l'a rappelé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, "les femmes en France sont toujours payées 25% de moins que les hommes". Marylise Léon, la numéro un de la CFDT, a elle aussi exprimé de vives inquiétudes concernant le retard accumulé autour de cette loi.
Pour Jean-Pierre Farandou, l'enjeu reste de déterminer les bons équilibres. Il a insisté sur l'importance de veiller à ce que la mise en œuvre de la directive ne soit pas trop complexe pour les responsables des ressources humaines dans les entreprises. Les débats autour de ce projet de loi s'annoncent donc animés dans les semaines à venir, alors que l'urgence d'éradiquer les inégalités salariales se fait de plus en plus pressante.







