Le 7 avril 2004, Jonathan Coulom, âgé de dix ans, a disparu d'un centre de vacances à Saint-Brevin-les-Pins, en Loire-Atlantique. Son corps a été retrouvé un mois plus tard, ligoté dans un étang. Un tueur en série allemand est aujourd'hui mis en examen, et son procès débutera le 19 mai 2026.
C'est un drame qui a durablement marqué la mémoire collective, bien au-delà des frontières de la Loire-Atlantique. En avril 2004, le visage du jeune Jonathan était affiché partout à Saint-Brevin. Alors qu'il profitait d'une classe de mer, il a mystérieusement disparu au cours de la nuit, laissant ses affaires soigneusement rangées et son lit vide.
Rapidement, une vaste opération de recherche a été lancée par les gendarmes, mobilisant des centaines d'agents. Un avis de recherche a été diffusé, et des battues ont eu lieu dans la région, mais sans succès. La disparition de Jonathan est restée sans explication pendant plusieurs semaines, assombrit par l'angoisse croissante de sa famille et de la communauté.
Le corps de Jonathan retrouvé dans un étang
Le 19 mai, plus d'un mois après sa disparition, les autorités ont finalement découvert le corps de Jonathan dans un étang près de Guérande, à environ trente kilomètres de là. Il était dénudé, ligoté et lesté d'un parpaing. Cette tragédie a profondément choqué la population locale, entraînant une marche silencieuse en mémoire de l'enfant, rassemblant plus de 1 000 personnes le 26 mai à Orval, son village natal.
Les enquêteurs se sont rapidement tournés vers Martin Ney, un tueur en série allemand, dont le profil semblait correspondre à l'affaire. Dès le printemps 2004, des similarités ont été observées entre cette disparition et les meurtres qu'il avait commis. Toutefois, le chemin menant à une condamnation a été semé d'embûches, les preuves manquant pour lier Ney directement à l'enlèvement de Jonathan.
Une piste relancée par un codétenu
En 2018, un tournant s'est produit lorsqu'un codétenu a révélé que Martin Ney avait avoué son implication dans la disparition de Jonathan. Cela a relancé l’intérêt des enquêteurs, qui ont récemment lancé un nouvel appel à témoins pour tenter de rassembler des informations cruciales. La gendarmerie a également diffusé des portraits de Ney, cherchant des témoignages sur ses mouvements durant cette période.
Actuellement, le juge d'instruction est sous pression pour établir les preuves nécessaires à une condamnation, tandis que la famille de Jonathan espère que justice sera rendue. Son procès, prévu entre le 19 mai et le 4 juin 2026, soulève beaucoup d'espoir mais aussi d'inquiétude parmi ceux qui ont suivi cette affaire tragique.
Maître Caty Richard, l'avocate de la grand-mère de Jonathan, a déclaré : "Son mode opératoire et le profil des victimes sont similaires à ceux de Jonathan". Ce témoignage résume la complexité d'une affaire qui ne cesse de fasciner et d’angoisser.







