Dans un entretien diffusé le 8 mai 2026 sur LCI, Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise (LFI), a évoqué sa volonté de quitter l'Otan, promettant une démarche progressive.
"Si je suis élu Président, la France se retirera de l'Otan." Cette affirmation, partagée sur les réseaux sociaux, n'est pas une nouveauté pour le leader de LFI, qui accuse l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord d'exercer une tutelle américaine sur la France.
Au cœur d'une alliance militarisée
Depuis sa fondation en 1949, la France joue un rôle clé dans cette alliance militaire regroupant 32 pays. L'Otan, comme l'explique le site officiel, repose sur des engagements de défense collective, ce qui rend la France impliquée dans divers conflits, notamment la guerre en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient.
Mélenchon pointe du doigt les conséquences de l'entrée de la France dans le commandement intégré de l'Otan, un choix fait sous Nicolas Sarkozy en 2007, qui, selon lui, a abandonné une "distance historique" vis-à-vis de l'alliance.
Vers une nouvelle approche de la diplomatie
Face à une "loi du plus fort" incarnée par les États-Unis, Mélenchon argue que la France doit engager un dialogue alternatif avec ses partenaires européens. S'il avait été président au début des opérations en Irak, il aurait tenté de former un "front de refus", soutient-il, selon les informations relayées par 20minutes.
Défendant sa position depuis 2017, il propose une sortie de l'Otan "par étapes" : d'abord en se détachant du commandement intégré, puis en réduisant les équipements communs avec l'armée américaine, une déclaration développée également dans Public Sénat.







