En ce 8 mai, une foule estimée à environ 850 participants, selon la préfecture, s'est rassemblée à Saint-Nazaire pour protester contre l'augmentation des dépenses militaires annoncées par le gouvernement et la construction du futur porte-avion au large de Loire-Atlantique. Malgré l'interdiction de la préfecture, la manifestation se déroule dans une ambiance sereine et festive, rassemblant syndicats, associations et partis de gauche.
Les militants antimilitaristes, dont certains viennent de Rennes et du Finistère, ont pris position place de l'Amérique Latine, où ils ont organisé un pique-nique revendicatif. Les organisateurs ont souligné l'importance de rediriger les fonds publics vers l'écologie, la santé et l'éducation plutôt que vers l'armement, proclamant : "des sous pour l'écologie, la santé et l'école, pas pour l'armée !"
Cette mobilisation intervient alors que le gouvernement prévoit d'augmenter les dépenses militaires de 36 milliards d'euros dans le cadre de la nouvelle loi de programmation militaire, totalisant plus de 400 milliards sur quatre ans. La construction du nouveau porte-avion, destiné à remplacer le Charles de Gaulle, se fera précisément sur les chantiers navals de Saint-Nazaire et au site Naval Group près de Nantes, ce qui alimente encore plus le mécontentement des manifestants.
Lors des prises de parole, un porte-parole de la CGT a exprimé : "Nous sommes en guerre contre les fascistes et les impérialistes", reflétant les préoccupations politiques sous-jacentes au mouvement. Bien qu'une présence de CRS avec plusieurs fourgons ait été signalée pour surveiller le rassemblement, la mobilisation a majoritairement été pacifique, malgré quelques tensions au début.
À la fin de la journée, les manifestants se dirigeront vers la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, tandis qu'un cortège à vélo partira de Nantes demain à 10 h 30 pour rejoindre Indret, devant le site de Naval Group, poursuivant ainsi leur lutte pour une réallocation des ressources publiques vers des causes pacifistes.







