Le Premier ministre a fait marche arrière sur une proposition de loi concernant le travail le 1er-Mai, provoquant des vives critiques parmi les députés de la majorité.
Une proposition de loi, soutenue par des sénateurs de droite, visait à élargir la possibilité de travailler le 1er-Mai dans divers secteurs tels que les boulangeries, pâtisseries, et théâtres. Cependant, le 13 avril, Élisabeth Borne a décidé de ne pas convoquer la commission mixte paritaire pour examiner cette loi, comme le souligne franceinfo.
Cette décision a été unanimement saluée par les syndicats et la gauche, mais a créé un malaise au sein du groupe Ensemble pour la République (EPR). Lors de la réunion du 14 avril, plusieurs députés ont exprimé leur déception. Karl Olive, député des Yvelines, a déclaré : "On nous pisse dessus… On passe pour des jambons", comme rapporté par RTL.
Un soutien au gouvernement remis en cause par certains
Au cours de cette réunion, un député a même évoqué la possibilité de ne pas voter le budget prochain. "Je me demande pourquoi je soutiens le gouvernement aujourd'hui", a déclaré Jean-Marie Fiévet, député des Deux-Sèvres. Denis Masséglia, député du Maine-et-Loire, a également mis en question son soutien, affirmant qu'il ne pourrait pas soutenir "un gouvernement qui n'a pas de courage".
Dans ce contexte tendu, Gabriel Attal, président du groupe EPR à l'Assemblée nationale, a exprimé son désaccord avec cette décision via Twitter, soulignant : "Je déplore évidemment cette décision qui pénalise l'ensemble des artisans boulangers et fleuristes". Il appelle le gouvernement à ne pas pénaliser les artisans désireux d'ouvrir le 1er-Mai.







