Samedi, lors d'une table ronde à Montreuil, Olivier Faure a exprimé son mécontentement envers Raphaël Glucksmann et Boris Vallaud, qui s'opposent à l'organisation d'une primaire de la gauche. Selon Faure, le sujet de la primaire ne peut être continuellement éludé si la gauche veut avoir une chance de s'imposer en 2027.
"Si nous restons avec cinq ou six candidats de gauche au premier tour, nous allons perdre et l'extrême droite l'emportera", a-t-il déclaré. Ce message a été renforcé par sa volonté de rassembler les différentes composantes de la gauche non-mélenchoniste et sa participation prévue à un meeting de soutien à la primaire unitaire le 5 mai prochain.
Le débat, organisé par le sénateur Ronan Dantec, avait pour but d'explorer les contours d'une social-écologie unie, bien que les intervenants aient freiné les discussions autour de la primaire, qui rappelait, selon Léa Balage El Mariky, l'"éléphant dans la pièce". Cela fait écho à la position de figures comme Marine Tondelier, qui souligne que la balle est dans le camp des socialistes.
Le politologue Gilles Rey, dans une analyse pour Le Monde, explique que la fragmentation de la gauche pourrait mener à une répétition des erreurs du passé, où la division a coûté cher aux partis progressistes. "Le paysage politique exige une unité plus que jamais", conclut-il.
Le débat a soulevé la question de la stratégie à long terme de la gauche, marquée par des luttes internes. "Cette méthode d’ignorer les sujets qui fâchent ne peut plus fonctionner", a ajouté Léa Balage El Mariky, insistante sur l'importance de trouver un consensus face à la montée des extrêmes.
Le refus de certains acteurs de la gauche d'aborder cette question centrale dans les médias témoigne d'une inquiétude quant à l'harmonisation des dites forces. Cependant, l'appel à l’action pour une primaire pourrait bien marquer un tournant décisif dans la quête d'une nouvelle identité pour la gauche, crucial en vue du scrutin de 2027.







