Deux mois après le décès tragique de Quentin Deranque, militant identitaire victime d'une agression, le député de La France insoumise, Raphaël Arnault, a fait son retour à l'Assemblée nationale le 2 avril dernier. Face à la controverse entourant son retour, il a affirmé, lors d'un entretien sur ICI Vaucluse, que l'idée de démissionner ne lui avait « jamais traversé l'esprit ».
Dans son allocution, Arnault a évoqué l'accueil apparemment chaleureux qu'il a reçu de plusieurs collègues, y compris ceux issus des groupes socialiste et écologiste. « Ce n’est pas du tout l’image que certains ont voulu donner », a-t-il déclaré, ajoutant que de nombreux députés l'ont encouragé dans son rôle, lui souhaitant du courage pour les défis à venir.
Fondateur du mouvement antifasciste La Jeune Garde, il a également partagé ses réflexions sur les implications de la tragédie qui a endeuillé le pays. « Ce genre de drame remet en question beaucoup de mes engagements », a-t-il reconnu, tout en exprimant sa crainte d'une escalade de la violence dans le pays. Arnault a déclaré vouloir chercher des solutions pour apaiser les tensions : « Il faut réfléchir à comment se défendre sans accentuer la violence, mais en cherchant à l'éteindre ».
Concernant ses proches, dont Adrien Besseyre et Jacques-Élie Favrot, tous deux impliqués dans l'enquête, il a admis ne pas les avoir visités en raison de la « situation délicate » dans laquelle ils se trouvent.
Arnault a également défendu l'intégrité de son attaché parlementaire, Robin Chalendard, en soulignant qu'il n'était pas présent lors des événements et qu'il ne devrait pas être tenu responsable.« Il n’a rien à voir avec cette histoire. Les fake news de l'extrême droite sont nombreuses », a-t-il ajouté. Selon Arnault, Chalendard a été arrêté suite à des malentendus, mais il n'aura aucune suite à son égard.







