Dans un contexte mondial troublé, le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, a réitéré une position claire : « L'art peut souvent être politique, mais le festival ne doit pas prendre parti. » La 79e édition, qui se déroulera du 12 au 23 mai 2026, a récemment dévoilé sa sélection, mettant en lumière l'engagement des artistes sans toutefois se mouiller dans des débats politiques. En février 2026, le Festival de Berlin a été au cœur d'une controverse suite à des propos de son président, Wim Wenders, qui affirmait que « le cinéma devait rester en dehors de la politique ». Frémaux a répondu en consolidant la nature engagée de Cannes, déclarant que le festival est le reflet des opinions artistiques tout en restant neutre.
Un festival au cœur de l'engagement
« Il est commun de dire que le Festival de Cannes est politique lorsque les œuvres présentées le sont », a précisé Frémaux. Il a également évoqué la présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de l'édition 2022, argumentant que sa voix était essentielle pour exprimer la tragédie de son pays ravagé par la guerre. Cette intervention, selon lui, était justifiée par la gravité de la situation et le fait que Zelensky était un ex-comédien, apportant ainsi une perspective unique.
Une sélection riche mais diverse
Concernant l'absence de films de studios américains dans la sélection de cette année, Frémaux a minimisé cette situation, la présentant comme un reflet temporaire de l'évolution cinématographique. « Chaque année, Cannes est un instantané de la création artistique au printemps », a-t-il souligné. Pour le moment, 21 films sont en lice pour la prestigieuse Palme d’Or, succédant à Un simple accident du réalisateur iranien Jafar Panahi.







